Dandy De Nantes
Influenceur Masculin Premium - Fondation

Vous êtes ici : Dandy De Nantes » Culture » Portrait de la petite nana du Dandy

Portrait de la petite nana du Dandy

La question taraude les esprits les plus éclairés et s’avère aussi ancestrale que le Dandysme lui-même. Elle se pose en ces termes : un Dandy peut-il durablement envisager sa vie en compagnie d’une âme féminine, sous son logis ou à son bras ? Loin s’en faut, ce ne sont pas les plaisirs d’une telle perspective qui manquent de le convaincre. En réalité, les besoins du Dandy en matière de satisfaction intellectuelle, artistique, esthétique, linguistique, et plus prosaïquement terrestre, sont tels qu’il doute aisément des capacités humaines d’une seule personne, élue par lui, à les combler. À la différence des plus belles légendes maritimes qui glorifient les exploits des marins en ce domaine, le Dandy ne dispose que d’un seul port : Nantes. Il y tient et s’y tient. Amarré, il se montre chamarré. Arrimé, il ne rêve pourtant que de chavirer. Mais pour qui ?

Il se montre peu influençable par les influenceuses qui n’influencent qu’elles-mêmes…

En 1995, dans une scène demeurée culte des Trois Frères, Pascal Hégisippe Eusèbe Latour (on adore) dessinait les contours de la femme idéale. Par souci d’informer au mieux ses contemporains sur les ressorts de ses affinités, le Dandy relève à son tour l’exercice de style, porté par les braises de feux positifs tout autant que mijoté dans le chaudron du négatif.

Quelle est la petite nana idéale du Dandy ?

Elle a, elle a : le prénom de France Gall évidemment, la coiffure auto-couronnée de Ioulia Timochenko, la puissance littéraire de Virginie Despentes qui a fait de King Kong une théorie, l’espièglerie malicieuse d’Emma de Caunes, l’humour provocant de Camille Cottin, l’immodestie charmante de Mélanie Laurent contre vents et marées, le courage politique des Pussy Riot devant le tsar système, le timbre rocailleux d’Anna Mouglalis sans doute née dans une famille de granits, les attaches bretonnes de Nolwenn Leroy capable d’expliquer la différence entre biniou et cornemuse, l’élégance bourgeoise de Claude Pompidou au sommet de son art contemporain, la richesse caribéenne, tropézienne, panaméenne de Liliane Bettencourt alias fortune des mifadesfamilles, la folie poétique de Brigitte Fontaine je ne boirai pas de ton eau d’ailleurs je n’ai jamais bu d’eau, le chemisier mythique d’Anne Fontaine inspiré par la neige éternelle, l’âme combattante de Gisèle Halimi avocate loin de se déguster en maillot niaise, le sens de l’Histoire de Rosa Parks montée à temps dans le Chronobus, le sens des affaires de Beyonce Knowles, le sens dessus dessous d’Amy Winehouse, la culture footballistique de Laure Boulleau pour comprendre une fois pour toutes la règle du hors-jeu, l’interpellation musicale de Pauline sur la direction du monde.

Le Dandy aurait voulu être Romain Gary pour connaître Jean Seberg. S’il avait dû habiter Paris, il se serait installé rue de Verneuil pour vivre avec Jane Birkin et voir naître Charlotte. Refusant la conduite d’un bolide, le Dandy se serait volontiers laissé emmener sur le Rocher par Françoise Sagan, une main sur le volant, l’autre sur un Chivas. S’il en pince toujours pour la Princesse de Galles, c’est qu’il lorgne le destin posthume d’arborer fièrement le motif à son nom (masculin) sur ses costumes.

Le Dandy, fort heureusement, sait aussi mettre le holà. Il n’entretient guère une passion pour les jouvencelles qui portent tatouages, pantalons taille haute, t-shirts grossièrement siglés, combi-shorts, jeans vintage, sandales ouvertes et bonnets. Il ne valide pas les demoiselles qui usent de leur téléphone portable comme d’un animal de compagnie, qui pratiquent davantage le selfie que la marche à pied, qui disposent d’un abonnement chez Sephora plutôt qu’au Bicloo, qui pensent qu’il n’y a qu’à Noël qu’elles peuvent offrir un verre. Il se montre peu influençable par les influenceuses qui n’influencent qu’elles-mêmes, il préfère éviter de prendre la température du côté de celles qui jugent le premier degré comme le seul connu à ce jour. Assurément, la Terre tourne moins vite qu’un nombril. À quoi bon le nombril ? Un Dandy se regarde dans les yeux.

À toutes les filles… que le Dandy a aimées avant. Le meilleur est avenir.

Signature Évariste

Pin It on Pinterest

Vous avez aimé cet article ?

Partagez-le sur les Internet !