Gentlemen, Dandys et Sapeurs, ne loupez pas la première "Dandy's Night" à Nantes le 1er juin !
En savoir plus
Dandy De Nantes
Influenceur Masculin Premium - Fondation

Vous êtes ici : Dandy De Nantes > 24/48 heures > 48 heures… à Rennes

48 heures… à Rennes

Rennes est une ville qui a du chien et une ville de punks qui en ont aussi. Les chiens ne font pas des chats. La Bretagne est terre de résistance dont la capitale est le symbole ; du campus de Villejean à la place Saint-Anne, des squats aux librairies indépendantes, des lieux alternatifs aux friches industrio-culturelles. Mais à Rennes, plus que partout ailleurs, on résiste surtout à l’air du temps, en sortant beaucoup, en buvant beaucoup, en fêtant beaucoup. Quelle différence avec Nantes, vous interrogez-vous ? Aucune. Sauf qu’ici, on est plus qu’en Bretagne : on est à Rennes.

À Rennes, l’expression « je ne peux pas, j’ai poney » prend un sens beaucoup plus métaphorique à la découverte du Poney Club…

La chance d’y compter une partie de sa fratrie amène le Dandy à se sentir dans le parc du Thabor comme en son jardin des Plantes, à s’installer au café Duguesclin comme il se pose dans son salon, à se rendre au Kiosque de Thierry Bouvier pour y découvrir les dernières saveurs comme il en ferait de même chez Vincent Guerlais, avant de longer la Vilaine en passant devant le Mabilay. Les parallèles continuant avec François-Mitterrand : sur le Mail qui porte son nom, Jean Nouvel a érigé un immense immeuble de verre, étonnant écho rennais à son grand œuvre nantais situé sur le quai de l’ancien président socialiste. Lucidité sublime qui fait d’un geste architectural une forme d’allégorie psychanalytique : Jean Nouvel en mythe errant. Le Dandy s’étonne à peine, dans ces circonstances, que Les Grands Gamins soient devenus en ces lieux, la nouvelle cour de récréation de toute une jeunesse active et festive. L’époque est à se jouer de tout sans se la jouer ; tous ces grands gamins l’ont bien compris et y parviennent sans difficulté.

À Rennes, l’expression « je ne peux pas, j’ai poney » prend un sens beaucoup plus métaphorique à la découverte du Poney Club, véritable point de rendez-vous de la jeune garde économique et commerçante rennaise qui, souvent, aborde là sa fin de semaine – communément appelée week-end par les plus anglophones. C’est que le Dandy s’enorgueillit de posséder, dans le secret de son vestiaire, le T-shirt collector affichant fièrement le précepte « In Poney we trust ». Cadeau de son puîné et devise qui devrait figurer sur tous les billets qui défilent – tout à fait légalement – dans l’antique prison de Rennes : de l’Upper Placebar dédié au champagne, à L’Aventure ou au Délicatessen, lieu souterrain où le Dandy poursuit et finalement achève sa soirée.

Plus Rennais que les Rennais eux-mêmes, le Dandy connaît par cœur les allées du magnifique marché saturnin de la place des Lices, la bien-nommée, où il se régale de galettes-saucisse-je-t’aime, fréquente plus qu’à son tour les bars de nuit du Champ Jacquet, a ses habitudes rue Saint-Georges ou rue Vasselot, se rend systématiquement (ou presque) à Lendroitlibrairie-galerie d’artistes pour laquelle il nourrit un attachement quasi-viscéral, sans parler du BDS qui s’avère être une des adresses les plus intéressantes en matière de bar et en matière de sports, c’est-à-dire en matière de bar des sportsBDS précisément et assurément. Roazhon Park, voici bientôt le Dandy.

La célèbre « rue de la Soif » (i.e. rue Saint-Michel) qui, depuis des années, fait le bonheur de tous les étudiants – définition : êtres largement subventionnés par l’autorité parentale et étatique se croyant à l’avant-garde culturo-sociétale et évoluant, in fine, dans l’arrière-cour du conformisme-intellectuelle – demeure un incontournable de tout passage dans la capitaleestampillée BZH. Le petit doigt du Dandy, qui ne lui sert pas que pour la gavotte, lui souffle que si le Hibou, chez Baudelaire, enseigne au sage qu’il lui faut craindre le tumulte et le mouvement, n’en invite pas moins celui Grand Duc situé rue Dupont des Loges à ne pas être dupe si on le déloge. Ce qui, à coup (de bec) sûr, n’arrivera pas. Mais justement : faucon en parle.

Signature Évariste

Pin It on Pinterest

Vous avez aimé cet article ?

Partagez-le sur les Internet !