1598 : Édit de Nantes, 2015 : Dandy De Nantes...

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Le Jéroboam Vins & Tartines

Bar à vins

Google Maps Le Jéroboam Vins & Tartines Nantes21 Rue Léon Blum - Préfecture - 44000 Nantes
Bar en bois avec des lumières suspendues au Jéroboam Vins & Tartines à Nantes

L’on peut aisément mesurer la santé d’une ville à l’aide de deux indicateurs : le nombre de ses bars à vins d’une part, et le nombre de ses salons de tatouage d’autre part. De ce point de vue, Nantes ne va pas bien. Pas bien du tout. Comme des vases communicants, elle se vide des premiers pendant qu’elle regorge des seconds. Oublierait-on trop vite qu’une vie sans vin est vaine et que viser ses veines est une vilenie ? Car enfin : accéder au palais est nettement plus prestigieux que de passer toute une existence entre deux omoplates ou, pire encore, accrocher à une cheville ou un poignet.

Jusqu’à goûter des vins rouges légèrement pétillants – c’est dire si le Dandy s’est laissé guider.

Le sort des salons de tatouage étant réglé, le sujet porte sur les bars à vins. Avec un cas pratique : le Jéroboam. Un jéroboam, pour tous ceux qui le savent mais l’oublient aussitôt, c’est une bouteille de 5 litres. Soit la consommation raisonnable de 2 ou 3 Dandys en soirée. Ce qui, ramener sur une semaine, nécessite 3 ou 4 jéroboams. Soit 16 par mois. 192 par an. Autant dire que le jour où le Nabuchodonosor se monte à Nantes, le Dandy risque d’être un excellent client.

Le Nabuchodonosor n’étant pas à l’ordre du jour, qu’en est-il du Jéroboam ? Le lieu existe et il faut le fréquenter. Un cadre intimiste et chaleureux, un très joli bar avec des extensions arrondies pour s’asseoir entre amis, un conseil de choix pour découvrir les vins de la carte car c’est bien le but de l’exercice. Jusqu’à goûter des vins rouges légèrement pétillants – c’est dire si le Dandy s’est laissé guider. De jolies tartines et des planches de goût accompagnent l’ensemble. À noter, une curiosité : des pièces de monnaie coincées entre les pierres du mur. Une installation de Bernadette Chirac ? Un pourboire de Gérard Depardieu ? Non... C'est plutôt l'oeuvre de superstitieux activistes du Bouffay qui forment sans doute, avec ce dépôt, le vœu de transformer l'eau en vin​. En parlant de dépôt, que tout vin recèle, disons-le aussi : le Dandy, qui n’est pas le dernier à commander quand son verre se vide, a parfois l’impression de se faire devancer dans ses envies par le maître des lieux. Quoiqu’il en soit, ceci n’est pas faire affront à cette populaire rue Léon Blum dont on ne saurait prendre congé sans payer (son coup).

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Le 17 novembre 2015